Le chat pour Charlotte

Acrylique sur bois et papier-journal, 12 x 38.5 cm

Acrylique sur bois et papier-journal, 12 x 38.5 cm

J’avais prévu de continuer la série des Fenêtres –  mais comme nous nous sommes retrouvées avec Pastelle à parler des exploits de nos chiens et chats domestiques, j’ai fini par changer un peu.

Charlotte – la petite amie de mon fils, elle aussi historienne – a un chat. C’est une chatte blanche de la race British, au beau pelage doux. Elle s’appelle Betty. Un chat (et même, plusieurs chats) vit aussi avec une connaissance japonaise – un musicien, traducteur et critique de musique. À cause de son travail, un chaos artistique règne dans son appartement, dominé par des papiers, livres, journaux et partitions – toutes ouvertes. Et les chats (un surtout) dorment avec un plaisir particulier au milieu de tous ces papiers, en dédaignant complètement les endroits aménagés spécialement pour eux.

Cette connaissance a une fois publié sur Facebook une photo de l’un de ses chats qui dormait avec la grâce féline sur un livre ouvert. La photo était accompagnée d’un commentaire, expliquant, que c’est l’endroit préféré de ce chat. Si le livre est fermé, il réclame qu’on l’ouvre, il s’y installe étiré de toute sa longueur de chat, comme un marque-pages ronronnant.

Betty a des habitudes semblables. Elle évite son panier et l’oreiller disposé spécialement pour elle, mais elle fait son rond pour dormir sur les étagères pleines de livres, sur les piles de notes du Charlotte, et même – ce que je qualifierais d’extravagance – sur un étendoir à linge pliable en fil de fer.

Tous les amateurs (puisque je ne peux pas dire « propriétaires » – il est connu qu’on ne peut pas « avoir » un chat, le chat peut tout au plus vivre avec nous) de chats le savent. Et Internet est plein de photos de chats montrant des poses, moues et habitudes étranges des chats.

Je n’en suis pas sûre, mais j’imagine que les chats qui aiment dormir dans des livres ouverts, enroulés dans des journaux, enveloppés de notes de philosophie ou d’histoire contemporaine, le font dans un but précis. Passer autant de temps aussi près de l’imprimé ne peut pas manquer de laisser des traces.

Le Chat pour Charlotte

Il est peint sur une petite planche de bois, couverte d’une couche épaisse de peinture. La trace d’un pinceau dur et sec donne l’effet de poils assez longs (comme ceux de Betty) et un peu ébouriffés, comme après un somme. J’ai utilisé le blanc de titane mélangé au bleu, vert, et jaune citron. Les morceaux de papier-journal sont collés directement sur la peinture humide.

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A propos elaprokopek

Je suis née il y a suffisamment longtemps pour pouvoir utiliser en toute légitimité la phrase « de mon temps... » - ainsi que quelques autres qui sont le privilège de l'âge, à l'exception peut-être de « ah, les jeunes de nos jours... » - puisque je considère la jeunesse comme une espèce éteinte. Je peins, je fais la cuisine, le ménage ; je regarde, j'attends, j'écris... Un jour, la peinture a rejoint dans ma vie l'écriture, si bien que l'un commente l'autre et inversement.
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