Après l’expo (première partie)

C’est au dernier moment que j’ai appris qu’une exposition se tenait à La Ferté – en lisant le bulletin municipal distribué dans les boîtes aux lettres – je me suis décidée au dernier moment et c’est aussi au dernier moment que j’ai appelé le numéro indiqué.

A l'exposition à l'MJC de La Ferté-Milon avec mon fils et son amie

A l’exposition à l’MJC de La Ferté-Milon avec mon fils et son amie

Voilà encore un de mes début – c’était la première fois que je participais à une exposition de peintres amateurs à La Ferté-Milon. Bien sûr, ce n’était pas ma première exposition . J’en avais déjà fait une, au Château du Colombier, avec mon amie Marie Le Brenn (cliquez sur les liens, c’est son blog!)

Encore il y a quelques années, j’étais de l’autre côté – je m’occupais plus d’organiser de telles expositions que d’y participer… et, à la différence de la peinture, c’était le métier que j’avais appris.

Je trouvais d’autant plus intéressant de voir comment cela se passe ici. Eh bien, dans les très grandes lignes, le fonctionnement est semblable. En Pologne, au Centre Cuilturel de ma commune de Zabierzow, près de Cracovie, nous avions pour cela probablement un budget un peu plus grand, tout se faisait à une échelle plus importante, et, de plus, notre charte nous permettait de considérer l’organisation des expositions comme un moyen de nous financer. C’est pourquoi nous organisions plus souvent des expositions individuelles, thématiques ou consacrées à des collectifs et bien sûr, des amateurs qui travaillaient dans nos (c’est à dire, financés par la commune) ateliers. Mais je crois que la différence principale était qu’en Pologne, la commune est beaucoup plus large qu’en France – elle rassemble plusieurs localités, ce qui signifiait pour notre Centre de Culture plus de monde, plus de jeunes, plus de diversité.

Du coup, j’étais agréablement surprise de voir à l’exposition de La Ferté des gens venus des localités proches (Neuilly-Saint-Font…) et même de Soissons ou de Château-Thierry. Des gens qui travaillent seuls, pour leur plaisir, ceux qui font partie des ateliers organisés, des débutants et des peintres qui exposent régulièrement ; en tout, il y avait onze participants.

Chacun s’est vu attribuer un espace à occuper à sa guise, et le vendredi soir, l’exposition était à peu près prête.

Immanquablement, dominaient des paysages à l’aquarelle – de loin la technique et le sujet préférés… ce qui me laisse toujours admirative : j’ai toujours trouvé l’aquarelle particulièrement difficile. Mais on voyait aussi pas mal de travaux à l’huile, là aussi avec une majorité de paysages et des natures mortes : des bouquets de fleurs, des animaux domestiques, des scènes bucoliques.

L'espace qui m'a été attribué pour exposer mes toiles, mes toiles, et une spectatrice

L’espace qui m’a été attribué pour exposer mes toiles, mes toiles, et une spectatrice

Mes tableaux paraissaient quelque peu déplacés, aussi bien à cause de mes sujets que de la façon de les aborder. Je retrouvais mon regard de journaliste en observant les réactions du public. Le tableau qui en suscitait le plus était de loin La femme d’un certain âge que j’ai déjà présenté. Les trous dans la toile, visibles de loin, me valait des interrogations embarrassées et compatissantes : c’est qu’un acte de vandalisme pareil sur mon tableau a dû bien m’attrister !

Une dame lorsque je lui ai expliqué la démarche qui m’a mené à lacérer ma propre toile et que j’ai attiré son attention sur le titre indiqué en bas de la toile, s’est écriée, indignée :

-Oh, moi, je ne suis pas comme ça !

J’ai aussi montré – après un bon moment d’hésitation sur le choix des toiles – deux tableaux de la série des Jardins (je ne l’ai pas encore présentée sur ce blog) et deux portraits de ce que j’appelle – à mon usage personnel – ma période de réalisme magique : celui d’une jeune fille regardant par la fenêtre, et Mélanie prenant son café, dont je ne vais pas tarder à faire une photo.

Un monsieur les a regardé puis, avec un souci bienveillant mais timide, m’a suggéré de m’inscrire à un atelier où l’on m’apprendrait à peindre.

Cela peut toujours servir.

A suivre!

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A propos elaprokopek

Je suis née il y a suffisamment longtemps pour pouvoir utiliser en toute légitimité la phrase « de mon temps... » - ainsi que quelques autres qui sont le privilège de l'âge, à l'exception peut-être de « ah, les jeunes de nos jours... » - puisque je considère la jeunesse comme une espèce éteinte. Je peins, je fais la cuisine, le ménage ; je regarde, j'attends, j'écris... Un jour, la peinture a rejoint dans ma vie l'écriture, si bien que l'un commente l'autre et inversement.
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