Pour le 8 mars

"Grande Motte/Kurort", huile sur contreplaqué, 2004

« Grande Motte/Kurort », huile sur contreplaqué, 2004

Le vrai printemps arrive en retard et multiplie des caprices alors que le calendrier indique des jours qui auraient dû avoir un cadre franchement printanier. On fêterait bien mieux la journée de la femme sous le soleil, entourées de la verdure foisonnante et de de fleurs ouvertes. Mais non, le ciel est encore gris, il pleut en Picardie, et les fleurs ne sont pas encore là. On ne peut que rêver du soleil.

Rêvons alors. Pas seulement du soleil, mais à tout ce qui nous donne de la joie et de la satisfaction. Des succès, de la beauté, de l’été. Et que ces rêves deviennent la réalité au plus vite.

À la place des fleurs, pour toutes les dames, le tableau La Grande Motte, avec son poème. Un petit cadeau pour la Journée de la femme.

Grande Motte

Ah, la peau comme un fer rouge
Ah, ce vernis sur les ongles
et la sueur sous le chapeau
et le sable sous les lanières des sandales

Ah, cette impudeur ensoleillée
Lorsqu’elle a vaincu la pudeur de la nudité
Et il se passe alors quelque chose de tel
que tu es belle

Kurort

Ech, ta skora rozgrzana do czerwoności
Ech ten lakier na paznokciach
i pot pod kapeluszem
I ten piasek pod paskiem sandałów

Ech ten bezwstyd słoneczny
gdy już pokona wstyd nagości
I dzieje się wtedy coś takiego
ze jesteś piękna

Je ne suis jamais allée à la Grande Motte, à vrai dire la plage m’évoque plus l’Italie que la Côte d’Azur. Mais ce qui compte ici, c’est le soleil. Ce tableau est assez ancien – il date de 2004, et il ne m’en reste plus que cette photo, dont je regrette la qualité. L’original, sur son contreplaqué tordu par l’humidité – à l’époque, je ne trouvais pas cela très important – est parti en Pologne.

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A propos elaprokopek

Je suis née il y a suffisamment longtemps pour pouvoir utiliser en toute légitimité la phrase « de mon temps... » - ainsi que quelques autres qui sont le privilège de l'âge, à l'exception peut-être de « ah, les jeunes de nos jours... » - puisque je considère la jeunesse comme une espèce éteinte. Je peins, je fais la cuisine, le ménage ; je regarde, j'attends, j'écris... Un jour, la peinture a rejoint dans ma vie l'écriture, si bien que l'un commente l'autre et inversement.
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2 commentaires pour Pour le 8 mars

  1. Jane Moller dit :

    Elle est bien belle la dame grandes formes, on dirait que elle…elle as trouvée le printemps, très belle pinture ! Bise.

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