Notre Dame, rue des Rats

Mon projet fou de l’exposition d’art contemporain à La Ferté-Milon se précise!

Affiche de l'exposition à La Ferté-Milon

Affiche de l’exposition à La Ferté-Milon

J’en ai déjà un peu parlé, mais maintenant, non seulement j’ai du mal à perler d’autres chose – l’organisation est incroyablement prenante, si bien que j’ai à peine le temps pour tout le reste, y compris la préparation des articles sur le blog – mais aussi, j’ai enfin des éléments concrets.

Une autre affiche de l'exposition

Une autre affiche de l’exposition

Autant revenir au début de l’histoire. L’idée m’est venue cet hiver. J’avais déjà fait l’expérience de l’exposition au château du Colombier, à Saint-Malo, organisée entièrement par Marie Le Brenn: même si mes idées touchant à l’organisation ou l’agencement des tableaux en général ne marchaient pas, tellement ce que nous faisons est différents, j’avais observé pas mal de choses et de différences par rapport à ce que j’avais connu dans la mairie polonaise où j’ai à une époque travaillé. Ensuite, il y a eu l’exposition des amateurs, ici même. Avec tout cela, je commençais un peu à voir ce que je voulais faire.

Alors que j’étais déjà en train de transformer mon salon en galerie, en me disant qu’il faudrait marquer son ouverture par quelque manifestation, nous sommes allés un jour d’hiver nous promener.

L’église Notre-Dame suscitait depuis longtemps notre curiosité. Mon mari est historien, un de mes fils aussi, et ils étaient tous les deux tentés de voir cette église, très belle et plutôt grande, de l’intérieur. Nous ne l’avons vue que fermée: ce jour-là, un panneau annonçait des travaux de rénovation et une réfection de l’éclairage. Belle idée! Je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer cette église – vide, puisque le culte si tient dans l’autre église de La Ferté – comme un espace d’exposition. Et si c’était une bonne manière de lever des fonds pour la rénovation d’un édifice gothique?

Je me suis laissé expliquer que mon idée n’était peut-être pas si irréaliste que cela. Il fallait faire connaissance du curé – ce qui n’était pas difficile, puisque le presbytère est juste en face de chez moi. Finalement, l’accord de l’évêché n’était pas si difficile à obtenir.

En parallèle, l’idée commençait à intéresser des artistes qui travaillent dans les environs.

Le premier à qui nous avons parlé du projet, à part Marie, était Christophe Martin: une connaissance et presque voisin, celui qui avait acheté La ville Ça-je-l’aime. Christophe peint, et j’aime beaucoup ce qu’il fait, mais n’a jamais encore exposé. C’est une première occasion, et son enthousiasme est une grande aide dans l’organisation.

En discutant, nous nous sommes souvenus que, à La Ferté même, on voyait un atelier d’artiste, et un jardin orné de sculptures. Nous sommes allés voir – pour apprendre que nous avions pour voisins Arlette et Walter Feltrin,  des artistes mosaïstes. De plus, Walter Feltrin peint, et les deux étaient volontaires pour participer.

Les Journées des Métiers d’Art nous ont permis de rencontrer une autre artiste: en passant devant une magnifique maison que nous avions remarquée parce qu’elle contient des vestiges d’une église du Xe siècle, nous avons vu une discrète affiche. En suivant la flèche, nous avons fait connaissance de Mme Carole Goldie, potière, qui vit et travaille à La Ferté depuis longtemps déjà, et qui en plus anime des ateliers de poterie.

Désormais, les affiches sont prêtes et je suis en pleine campagne de presse. Notre exposition prend forme: six exposants, trois branches de l’art, et un magnifique intérieur d’église attendent.

Le dépliant de l'exposition

Le dépliant de l’exposition

Pour finir, un tableau qui est encore inachevé: cette grande toile a été conçue d’emblée pour cette exposition. Je savais qu’il fallait voir grand pour cet espace, et qu’il fallait des couleurs vives pour un intérieur sombre. Et puis, c’est une église Notre-Dame. Je n’ai jamais voulu faire de l’art religieux, mais impossible de ne pas penser à cette tradition-là, pour y puiser, mais en détournant. Or, toutes les Vierges auxquelles j’ai pu penser étaient représentées de face. Mais si je tournais la mienne ves le Ciel plutôt que vers le spectateur?

"Suivez-moi", tableau en cours de réalisation dans mon atelier, huile sur toile, 2013

« Suivez-moi », tableau en cours de réalisation dans mon atelier, huile sur toile, 2013

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A propos elaprokopek

Je suis née il y a suffisamment longtemps pour pouvoir utiliser en toute légitimité la phrase « de mon temps... » - ainsi que quelques autres qui sont le privilège de l'âge, à l'exception peut-être de « ah, les jeunes de nos jours... » - puisque je considère la jeunesse comme une espèce éteinte. Je peins, je fais la cuisine, le ménage ; je regarde, j'attends, j'écris... Un jour, la peinture a rejoint dans ma vie l'écriture, si bien que l'un commente l'autre et inversement.
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2 commentaires pour Notre Dame, rue des Rats

  1. izys dit :

    Oh mais c’est super ce projet d’expo. Belle énergie déployée déjà, maintenant c’est la dernière ligne droite !

    • elaprokopek dit :

      Merci! J’ai bien besoin d’énergie en ce moment, c’est assez éprouvant.
      En tout cas, vous êtes la bienvenue, si jamais vous avez un moment le week-end de pentecôte! En dehors de l’expo, c’est vraiment un très beau coin.

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